Le printemps est la période reine, et donc la plus tendue. D’avril à mi-juin, la garrigue fleurit, la température est idéale pour marcher, les sentiers se remplissent dès le samedi matin et les terrasses affichent complet au déjeuner. Réservez plusieurs jours à l’avance pour un week-end et arrivez tôt sur les parkings de départ, qui saturent avant neuf heures sur les accès les plus fréquentés.
L’été impose ses propres règles, et elles ne se discutent pas. L’accès au massif peut être réglementé en période de risque incendie, la marche se fait à l’aube ou pas du tout, et une sortie de trois heures à midi en juillet relève de l’imprudence. En contrepartie, la journée se réorganise agréablement : marche très tôt, repas tardif à l’ombre, ou même dîner au retour d’une fin d’après-midi passée sur un point de vue, quand la lumière rase allume le calcaire.
L’automne est probablement le meilleur compromis de l’année. De septembre à mi-novembre, la chaleur retombe, la fréquentation aussi, les vendanges animent les domaines voisins et les cartes basculent vers des cuissons plus longues. C’est la saison où le schéma « marche le matin, table à midi, village l’après-midi » fonctionne le mieux sans rien forcer, avec en prime des couleurs que le printemps n’a pas.
L’hiver, enfin, est sous-estimé. Les sentiers sont déserts, la lumière rase sur le calcaire est exceptionnelle, et une salle chaleureuse après une marche fraîche a quelque chose que l’été ne donne jamais. Deux réserves : le mistral, qui rend certaines crêtes franchement inconfortables, et les jours d’ouverture des restaurants, qui se resserrent nettement entre novembre et mars, surtout sur le versant nord. Un appel la veille suffit à lever le doute. Pour élargir la journée au-delà du massif, notre article sur un week-end à Aix-en-Provence propose d’autres détours, et celui consacré à où manger près de la Sainte-Victoire détaille village par village ce que l’on trouve autour du massif.