Le texte pose deux conditions cumulatives. La première porte sur le lieu : le plat doit être élaboré dans les locaux de l’établissement où il est vendu ou consommé. Une cuisine centrale qui livre plusieurs restaurants ne remplit donc pas cette condition pour ses plats. Seules deux situations font exception : l’activité de traiteur, qui cuisine pour un événement extérieur, et la vente sur les marchés, foires et commerces non sédentaires.
La seconde condition porte sur la matière : le plat doit être cuisiné à partir de produits bruts. Le texte définit le produit brut comme un produit alimentaire cru, qui ne contient aucun assemblage avec un autre aliment, à l’exception du sel. Une carotte, un filet de poisson, une pièce de bœuf, un œuf sont des produits bruts. Une sauce prête à chauffer, une pâte déjà garnie, un légume précuit et assaisonné n’en sont pas.
La définition ne s’arrête pas au mode de conservation : elle s’attache à l’état du produit. Ce qui compte, c’est que la transformation culinaire — cuire, assembler, assaisonner, monter une sauce — ait lieu dans la cuisine du restaurant. C’est cette idée simple qu’il faut garder en tête : le fait maison décrit un geste, pas une étiquette.